Et le premier passager sauta du bus

"Jeudi 24 juin, le passager Royaume-Uni vient de sauter du bus "Union Européenne", roulant au ralenti depuis désormais une dizaine d'année sur une route qui ne semble pas avoir de destination, ce qui n'est pas sans conséquences".

 

"Une atteinte à l'intégrité de l'Europe"

La sortie du Royaume Uni créé désormais un précédent: l'adhésion l'Union Européenne n'est pas irréversible. Ainsi, tout un projet est désormais remis en question et l'ambition de réunir tous les pays du continent au sein du même organisation apparaît plus que jamais difficile à atteindre. La crainte que d'autres pays demandent eux aussi leur sortie est un risque probable pour certains, mais il est clair que beaucoup ont à perdre car sans l'Europe, leur place sur la scène internationale est insignifiante. Malgré cela, les partis eurosceptiques progressent à travers le vieux continent et l'explication se résume en une seule phrase de Jean Claude Juncker: "L'Europe ne fait plus rêver". Les peuples semblent ainsi accorder à un crédit de plus en plus important à ces eurosceptiques car ils ne croient plus que l'Union est une force, mais plutôt un fardeau qui ne leur apporte plus grand chose causé par un manque d'information mais aussi un réel dysfonctionnement de l'institution en elle-même.

Les dirigeants ont une grande part de responsabilité dans cette intégrité rompue, depuis une dizaine d'années ceux-ci n'ont plus une réele vision pour l'Europe, ils se contentent de naviguer à vue, se confortant dans l'idée qu'une fois que l'on est dans l'union, on ne peut plus en sortir. Ce sentiment n'insite pas à l'innovation ou à l'approfondissement de l'intégration, au final nos élites se reposent sur leur lauriers. Enfin, ce problème réccurrent de la transformation de Bruxelles  en maison de retraites pour les politiques empêche toute impulsion majeure... 

 

"Le Brexit n'est pas une fatalité"

Certes, il est possible de pleurer pendant des heures le déchirement de l'Union mais il faut désormais faire preuve de pragmatisme: le Brexit est aussi une opportunité. Des plaxes boursières déchues telle que celle de Paris vont pouvoir ainsi récupérer leur place grâce à la perte du passeport financier des établisements de Grande Bretagne. De plus, cela peut donner un nouvelle élan à la construction européenne sérieusement ébranler par les différents gouvernements britanniques qui appliquaient leur véto à tout projet ambitieux. Cette opportunité de pousser encore un peu plus l'intégration des différents pays est sûrement une occasion majeure dont il faut profiter, l'Union Européenne dans sa globaltié doit attirer les entreprises qui veulent quitter le Royaume-Uni, qui sort du marché commun. Les négociations doivent aussi permettre de mettre l'Europe en position de force vis à vis du Royaume-Uni qui a pendant trop longtemps bénéficié de privilèges importants. 

 

"Un mois après..."

Voilà un mois et une dizaine de jours que ce référundum a privilégié le Brexit et les médias généralistes semblent avoir déjà oublié cette actualité. Le constat est frappant : alors que l'Allemagne et la France s'accordaient à suivre une ligne très dure vis à vis du Royaume Uni, la réalité en est tout autre depuis l'arrivée de Theresa May, Angela Merkel semble plus enclin à adoucir sa ligne durant les négociations. L'erreur est tout de même de taille puisque cela casse un mythe: la sortie de l'Union est une catastrophe. Même si il est parfois mis en avant que la Grande Bretagne n'était pas profondément intégrée, ce qui est exacte, la vision des populations n'intègre néanmoins pas ce paramètre et la sensation d'une Union réversible apparait possible, même si elle n'est pas souhaitée par une majorité. Le Brexit aurait pu être une occasion de prouver que le projet Européen est vital pour les pays en faisant de cette sortie un exemple. L'avenir de court terme nous le prouvera, avec une  récession de l'autre côté de la Manche, cependant le long terme avec un retour dans le libre-échange européen du UK ne sera pas forcément favorable à la nécessité d'une Europe unifiée. Là aussi le symbole est de taille: un retour à la normale pour l'économie du Royaume Uni après avoir réintègrer le marché commun ne ferait que donner tord au projet politique de l'Europe qui pourrait se contenter d'être au final qu'une vaste zone de libre-échange entre pays indépendants. 

 

Le Brexit doit être géré de manière avisé par l'Union Européenne car l'atteinte à ce projet risque d'être entâché à jamais. La commission européenne avec les dirigeants des pays membres va devoir prendre en compte la portée à long terme de chaque point des négociations, et peut être aussi donner un nouvel élan à un projet qui est à l'arrêt depuis de nombreuses années....

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